lundi 31 août 2015

Barcelone, la plage festive

Enfin, pour la première fois depuis le début de notre voyage, nous avons eu droit à une partie d'ultimate avec des locaux, si on peut dire. Revenons tout d'abord sur nos recherches de parties/tournois/pratiques afin de mieux comprendre notre démarche.

Lorsque vous êtes à la recherche d'ultimate dans un pays, plusieurs options s'offrent à vous. À Lisbonne, Madrid et Barcelone, nous avons cherché via google et facebook, mais également avec le site pickupultimate.com. Ce site est une mine d'or concernant les ligues et événements d'ultimate en plus de trouver les sites des associations assez rapidement. Bien entendu, ce site est plus une plateforme et n'est donc pas actualisé, mais je vous le recommande.

Pour le reste de notre voyage, maintenant que nous connaissons la date de nos vendanges (3 au x septembre) dans la région de Champagne, nous savons que nous serons en France dès la mi-septembre et nous pouvons commencer à regarder les tournois. Pour trouver, je regarde sur le site ultimate Europe. Ce site répertorie tous (sinon plusieurs) les événements de l'Europe, un peu comme notre DG de la FQU (Nicolas Vanasse) tente de faire. Dommage qu'ultimate Canada n'ait pas encore cette vision. 

De plus, lorsque je regarde les tournois, je peux rapidement trouver les équipes qui vont y jouer et je tente de trouver celles que je connais grâce aux championnats ddu monde de Lecco 2014. Plusieurs joueurs de Méphisto se rappellent l'équipe Heidees pour les moins bonnes raisons ou encore l'équipe Frizzli Bears pour les bonnes raisons, et donc je leur ai écrit en espérant pouvoir jouer avec eux. Évidemment, je les ai mises toutes les deux en Cc et ce sera une compétition afin de savoir quelle équipe nous aiderons à battre l'autre, I wish...

Mais concernant notre première aventure, ce fut une expérience très agréable en compagnie de 10 autres joueurs d'ultimate... dont la plupart ne sont même pas barcelonais. En fait, sur les 12 joueurs présents (nous y compris) 6 étaient des américains, canadiens ou encore italiens. Nous avons trouvé via facebook le compte de ultimate Peixets Barcelone, le club de la place. Nous leur avons écrit un courriel et ils nous ont répondu dansles minutes qui suivent. C'est un bon début! Une belle partie de beach ultimate nous attendait!

Ah oui, la plage. Vous vous demandez surement sur quelle genre de plage c'était. Et bien, non, il n'avait pas de traverse de chameaux (comme à Dubai sur un des terrains) et oui, le sable avait quelques roches et tout. Mais le site est enchanteur : d'un côté, la mer méditerranée avec un couché du soleil et une lune magnifique et de l'autre, le centre-ville de Barcelone avec les bars sur le bord de la plage où la terrasse donne sur la mer. Bref, un excellent spot pour pouvoir faire la promotion de notre sport à condition que le niveau de jeu soit relever.

Et bien oui, le niveau était bon. Loin d'être excellent, mais bon. Assez pour avoir des sueurs et beaucoup de plaisir en 1h30. Voici à quoi ressemblait le tout :  après un warm-up et plusieurs sprint sans toucher de disque (au moins 10!), nous avons fait deux stacks et fait une petite passe, sans cut. Par la suite, nous avons splitté les équipes pour ensuite faire une partie je croyais... mais lorsque je nous ai vu nous installer dans notre endzone respectif et commencer des explications concernant un drill de Gecko 2007 que tous nous connaissons mais qui est dépassé et plus à la mode au Québec (j'entends déjà Jean-Lévy crier "Outlets", j'ai capoté! Vous avez surement trouvé de quel drill je parle? Le fameux Seattle! En plus, sans cut d'handler. Bref, après avoir perdu 10 minutes de précieux soleil (la pratique étant de 20h à 22h), nous commencions le match. 

Du beau jeu, de belles courses, du sable partout, des spectateurs... bref, un beau moment! 

À la fin de la partie, nous avons discuté avec les personnes en place et nous avons reçu des invitations afin de faire des activités de la place. Notre objectif marchait et nous avions rendez-vous le lendemain avec Ricardo. Malheureusement pour nous, l'absence de communication téléphonique nous aura couté notre RV avec notre ami le lendemain, mais nous avons finalement opté pour un petit bar downtown où il était possible de jouer à des jeux de société  gratuitement Jess et moi. J'en ai donc profité pour montrer le jeu "Au Feu"à Jess mais je ne m'en rappelais plus à 100%. Comme quoi Manuel Herreras devrait me rafraichir la mémoire ou encore je devrais aller faire au nouveau pub ludique de Christian Lemay 'le Colonel Moutarde" (et oui, des plugs c'est toujours bon pour les cotes d'écoute! Et pendant que nous jouions, qui s'est pointé? Un joueur de la veille! Le tout sans RV. Nous avons donc appris un nouveau jeu au courant de la soirée, discuté espagnol avec un nouvel ami et le tout s'est couronné par une belle victoire malgré que Jess vous dira qu'elle aurait gagné si on lui avait remis son argent au bon moment... comme si elle avait été la seule à faire des erreurs de débutant... prochaine fois peut-être gagnera-t-elle.

Pour ce qui est de Madrid et Lisbonne, nous aurons raté notre coup de quelques jours puisque les pratiques dans les deux villes étaient au moment où nous voyageons. Disons que pour les prochains pays, je porterai une attention avant le voyage afin de mieux nous timer!

Sur ce, à la semaine prochaine! 

lundi 24 août 2015

Analyse du match Iris - Traffic

Mon départ pour 1 an autour du monde n'est vieux que de 2 jours que déjà j'ai la chance de souper à la belle étoile de Lisbonne avec une finale québécoise d'ultimate, wow. Et parlant d'une finale, c'en était toute une! J'ai été rivé à mon écran en espérant jusqu'à la dernière seconde que le Québec l'emporte, mais nous voilà avec une médaille d'argent autour du coup... une médaille qui fait toujours mal puisque c'est la seule que tu ne gagnes pas, mais encore plus lorsque nous savons que l'enjeu était pour une place aux championnats du monde 2016.

Aujourd'hui, je vous propose une analyse de ce match fou qui je l'espère suscitera des opinions mais qui est une excellente introduction à mes prochaines chroniques qui suivront et qui traiteront de l'ultimate à travers le monde mais également des équipes Qc et de leur format actuel (Royal et Iris particulièrement). 


Si vous souhaitez voir le match : http://sportscanada.tv/ultimatecanada/index.php/2015cuc/31


Bonne lecture!

Dimanche 16 août


Excellent départ d'Iris (3-1 Iris)
Quel bon début de match! Le layout de Jessie Grignon-Tomas suivi de sa belle longue passe et d'un catch de Corine Massé qui semble toujours  trop facile pour elle laissait présagé un match des plus enlevants. La défensive d'Iris a mis beaucoup de pression sur les cutters adverses et elles ont forcé Traffic à commettre beaucoup d'erreurs et à prendre des risques avec de longues passes parce que nos filles québécoises étaient en feu! Les entraineurs et la préparation mentale pour ce match ont été bien faits et les filles étaient confiantes.

Par contre, leur adversaire était des joueuses qui ont déjà vécu ce genre de lent début de match et qui avaient confiance de revenir dans le match. Il faut noter que les turns de Traffic étaient des erreurs d'exécution (grâce à la belle pression d'Iris évidemment) tandis que les turns d'Iris étaient pour la plupart du temps des défensives : handblock sur le bord de la zone, défensive de zone qui paye, etc.). Iris se devait donc de réussir offensivement afin de prouver qu'elles étaient là pour aller chercher la victoire

D'ailleurs, en quoi consiste une O-line? Est-ce qu'à l'ultimate nous avons une définition où  c'est plus à qui la chance. Comparons avec d'autres sports.

Au tennis, 2 bris est suffisant pour les joueurs de calibre afin de remporter une manche. Les Djokovic, Williams, Federer ou autres n'échappent pas ce genre d'occasion car ils savent comment gagner. Au football, lors du dernier match des Alouettes, Rakeem Cato, jeune quart-arrière, était le partant pour un 7e match de suite, avec une fiche de 2-4. Malgré les défaites de l'équipe, il demeurait le joueur de confiance pour leader son équipe à la victoire puisqu'il l'a fait dans le passé à l'université. Dès la première séquence du match, Rakeem a lancé une interception qui a mené à un touché des Lions du BC. Au lieu de crier panique, l'entraineur a continué à lui faire confiance et il a brillé avec 16 en 19 et les Als ont gagné. À l'ultimate, qu'EST-CE QU'UNE O-Line? 

Dans toutes les équipes que j'ai participé, rares sont celles où les postes sur la "o-line" étaient ouverts. Généralement, ils sont fixés dès le début de la saison et ils sont rarement touchés. Or, trop souvent les O-line ne parviennent pas à leur but premier : faire le point sans redonner le disque. Toute O-line devrait avoir pour seul objectif de faire le point sans turn. Un turn, quoique vous en refaite un autre et ultimement le point,  témoigne d'une lacune. Si votre O-line au courant de la saison, des pratiques, fait trop d'erreurs, corriger le tir rapidement et faites des changements! Souvent, on suppose qu'un joueur plus "faible" fera moins bien le travail qu'un autre alors que là n'est pas la question. Oui, vous devez mettre des joueurs qui ont une bonne chimie ensemble, mais vous devez surtout trouver des joueurs disciplinés, des joueurs qui sont imputables au succès de l'équipe et qui comprendront que la possession du disque (dans la catégorie Open et mixte) est primordial ou encore que la bataille de positionnement se doit d'être remporté par votre équipe (catégorie Women). Hein quoi, des stratégies différentes en fonction de la catégorie? 

Depuis quelque temps, je me questionne beaucoup sur la valeur de la possession du disque à l'ultimate. Bien évidemment, nous conviendrons tous que si tu gardes possession du disque à chacune de tes occasions, tu remporteras le match et donc ce devrait être l'objectif, tout comme lancer un match parfait au baseball devrait être l'objectif ultime.. Mais combien de matchs dans une saison au complet se termine sans turn offensif? 

En Open et Mixte, la possession est primordial. Avoir le disque = chance de plus pour l'emporter en général lorsque les conditions météos sont bonnes. Malgré tout, plus on augmente le nombre de passes de l'offensive, plus les risques de turns deviennent élevés (voir article Sébastien Labbé). http://www.slabbe.org/blogue/2012/11/sur-le-nombre-de-passes-sans-perdre-le-disque-a-l-ultimate/

En féminin, les turns font souvent partie intégrantes du sport... et j'entends déjà certaines personnes ragées face à ce propos mais voici quelques explications qui vous rassureront. Messieurs, nous qui jouons Open, qui nous croyons si bon et qui calculons le nombre de turns lors d'un match féminin, avez-vous déjà tenté de lancer 10 disques consécutifs dans la box d'un de vos coéquipiers, et ce dans l'action? Avez-vous déjà fait 10 passes longues parfaites que votre coéquipier a attrapé sans ralentir et sans plonger pour vous "sauver"? 

L'ultimate féminin est difficile pour les lanceurs. Il demande de la précision car les filles n'ont pas toutes la vitesse d'un Shawn St-Jean Timmins ou Maxime Guy et l'impulsion d'un Antoine Turgeon, ou d'un Kevin Groulx. Lorsque vous faites des passes à vos coéquipières en féminin, celles-ci doivent être précises et idéalement avoir de l'amour dedans. Bien entendu, plusieurs filles telles que Sandra Williams ou Jessie Grignon-Tomas pourraient facilement courir et sauter plus haut que bien des gars, mais les exceptions ne font pas les règles. 

Iris a d'ailleurs très bien utilisé la position du disque en début de match. Dès qu'elles en avaient l'occasion, les joueuses lançaient de belles longues passes confiantes car le pire qui pouvait arriver était qu'elles allaient s'imposer défensivement. Le tout a été payant. La seule lacune était au niveau offensif, puisque le premier point offensif de l'équipe comptait plus de 4 turns et le 2e a été un bris suite au premier turn.

Avec les bris rapides du début de la finale, Iris aurait dû, dans un monde idéal, les conserver et remporter le match.

La crainte de l'échec, mais la lumière au bout du tunnel (4-4).

À 3-3, Iris avait un bris et le vent dans le dos. Jessie a fait un autre gros attrapé pour le point et à 4-3 Iris, le pull de Marie-Ève Beauchemin qui a roulé à l'extérieur et qui a créé un turn sur la première passe de Traffic était excellent. De Lisbonne, j'étais fou de joie. Marie-Ève a fait un excellent pull et une belle marque push. Iris à ce moment aurait dû jouer rapidement et ne pas laisser la chance à Traffic de mettre une bonne pression en D. Résultat de prendre son temps sur le bord de la ligne = D de Traffic sur la 1ere passe également d'Iris. Déception.


Lorsque j'ai vu le temps d'arrêt pris à 4-4 plus la remontée de Traffic (de 1-3 à 4-4), j'étais en furie dans mon appartement puisque je connais Traffic depuis quelques années pour avoir discuté avec Jeff Cruickshank (entraineur de l'équipe) puis les avoir vu jouer très souvent contre ma copine (au moins 5 fois dans les dernières années) et je savais que s'en était terminé pour Iris. Depuis les 5 dernières années, jamais une équipe de québécoises n'avait remporté contre Traffic, et donc il devenait très difficile  d'espérer la victoire... et malgré tout, quel point offensif se fut à 4-4! À ma grande surprise mais surtout à mon grand bonheur, Iris a fait le point pour prendre les devants 5-4. On reconnaitra ici un mandat que Caroline Cadotte a imposé aux joueurs du Royal toute la saison : attraper le pull! En effet, malgré que le pull se dirigeait à l'extérieur, Marie Genest l'a attrapé et remis aussitôt à Héléna Skrotzky (Néné pour les intimes). Le résultat fut un flow très bien réalisé puisque jamais la zone de Traffic s'y attendait. Kate Beaulieu a terminé le tout avec une superbe longue passe à Sophie Dagenais pour le point. Tout ce qui manquait, c'était un petit point de plus pour faire douter Traffic... juste un tout petit point.

Traffic recevait le disque avec le vent et la stratégie d'Iris a encore une fois bien fonctionné, car Traffic lança encore une longue passe contre notre meilleure défenseur (Jessie #10) et un turn suiva. À ce moment, Iris a probablement suivi son plan de match offensif (jouer du côté bris), mais ils n'ont pas tenu compte de leur positionnement sur le terrain. Contrairement au 2e point du match où Iris a monté le terrain avec de beaux swing bris, les filles ont tenté de briser près de la ligne et le tout a résulté en 2 turns consécutifs près de sa zone. Traffic n'en demandait pas autant. 5-5.

Fort de ses 2 derniers points offensifs sans turn et avec le vent pour Iris, les filles étaient confiantes de récidiver et de prendre les devants. Par contre cette fois-ci, la zone de Cruickshank aura eu raison d'Iris qui aura provoqué des passes plutôt que de contrôler le jeu. La longue qui avait fonctionné le coup d'avant était malheureusement troèèèp courte et l'anti-longue sortie avec la défensive. Traffic monta le terrain facilement et pris les devants pour de bon à 6-5. Avec le vent dans la face pour le prochain point, la tâche était ardue pour Iris.

Laissé à eux-mêmes sur le bord de la ligne, les handlers d'Iris n'ont pas encore une fois réussi à sortir le disque sans faire de turn. En fait, la stratégie de Traffic d'apporter le disque sur le bord des lignes aura été payante. 7-5 Traffic.

Avec le vent, les filles avaient la chance de faire un petit point. Le disque nous aura finalement glissé des doigts à deux reprises et malheureusement Traffic sorti avec le point.

L'effondrement (8-5 Traffic)

Un point, seulement un point aurait fait le travail. Le travail pour faire douter Traffic. Les joueuses du BC ont malheureusement fait les 4 prochains points pour se sauver avec la demie. Dès ce moment, les entraineurs ont dû y aller de discours de motivation et de faire réaliser aux filles à quel point elles étaient bonnes, puisque oui, vous étiez excellentes, plutôt que de focuser sur le prochain point. Je n'étais pas dans le caucus et je ne prétends pas que ce dernier c'est passé de la façon dont je le raconte, mais avant de parler stratégie, Iris devait se reconcentrer pour revenir dans le match mentalement. Tout ça à cause d'un petit point manquant.


La flamme revient (8-6 Traffic)

La deuxième demie reprit par un très beau point d'Iris malgré plusieurs revirements. Marie Genest a su contrôler le jeu et briser à maintes reprises la zone de Traffic. Carolline Cadotte a fait un très beau catch en hauteur avant que son adversaire appelle une faute. Je suppose que le "you're kidding" de Caroline + les huées de la foule auront eu raison puisque la joueuse adverse renversa sa décision. Je dois par contre dire que le mal était fait, comme un travel qui ne mérite pas d'être appelé. La faute a arrêté le flow d'Iris et je ne dis pas que le point était assuré sans ce call de merd#$, mais le fait d'avoir arrêté le jeu aura permis aux filles de Traffic de se repositionner et de faire la D quelques passes plus tard. Par contre, les filles reprirent le contrôle du disque et marquèrent le point. 8-6 Traffic.

Par la suite, une très belle défensive d'Iris les remit dans le match. 8-7 Traffic.

Le point le plus important du match arrivait. Un deuxième bris de suite sèmerait le doute dans la tête de Traffic. La stratégie utilisée à ce moment par les entraineurs fut excellente, soit de lancer le pull sur le côté (belle exécution de Corine) et de mettre une zone. Traffic n'a eu d'autre choix que de lancer un hammer très flottant. Ici, à ce moment, l'anti-longue Corine a manqué une chance en or de provoquer une défensive et je m'explique. Un peu plus tôt au courant du match, Jessie était la "last back" suite à un beau mouvement de disque de la part de Traffic. Elle a laissé sa joueuse pour aller faire une D sur une passe de 30 verges, mais lorsqu'elle a vu qu'elle n'aurait aucune chance de provoquer le revirement, elle a couru vers le fond pour reprendre sa joueuse et appliquer une petite pression même si cette dernière était seule dans le fond. Résultat : cette pression plus psychologique que physique aura fait en sorte de jouer dans la tête du lanceur et la passe fut ratée. 

Dans la situation du hammer, la stratégie était d'empêcher la première passe de Traffic, et donc toutes les énergies devaient être mises sur cette première passe. Si Corine avait sprinter le plus rapidement possible (N.B. Sur vidéo, impossible de savoir quelle était la distance de Corine sur Catherine Hui (meilleure joueuse de Traffic qui fit l'attrapée), un turn aurait probablement été réalisé, et je vous garantie que dans le cas d'un échec, Mathieu Bordeleau aurait été plus que satisfait des filles et de leur application de la stratégie. Ce petit détail, je suis garanti qu'il a resté dans la tête de coach Bo qui voudrait revoir cette passe flottante. 9-7 Traffic.

Afin de remettre la pression sur Traffic, Iris se devait de faire le prochain point vent dans le dos. À la ligne de 5 verges, Iris aura eu des occasions en or de briser around et de faire le point. Ceux qui me connaissent savent que le bris around (lorsque forcé flick) ou le lefty doivent toujours être priorisés sur courte distance puisque le flick IO arrive souvent trop vite et il est difficile de mettre un angle qui avantagera l'offensive, sauf si vous êtes un spécialiste du flick IO tout comme Éric Dion. Le IO flick sur le bord de la zone aura couté un turn de trop. 10-7 Traffic, mais surtout perte du momentum du retour de la demie (tout comme le match du Royal, nous y reviendrons au cours des prochains articlles).

10-7 à 13-10 = de beaux points somme toute. On notera que 2 joueuses ont ressortie du lot : Jessie encore une fois pour Iris et Catherine Hui pour Traffic (elle qui aura fait 4 points dans les 7 derniers plus la passe décisive. 


Après plusieurs échanges de points, Iris prenait le deçu dans les échanges. Honnêtement, les filles du Qc jouaient mieux que celles du BC. Le problème était que nous manquions d'opportunisme et que nous n'étions pas capable de faire douter l'adversaire.


 La fin d'un conte (15-13 Traffic)

Non, il n'en manquait pas beaucoup. Les filles étaient près d'y parvenir et je vous épargne les analyses spécifiques de tous les derniers points puisque c'était du très beau frisbee.

D'ailleurs, je félicite toutes les filles d'Iris, les entraîneurs, les supporteurs et autres pour ce match qui aura été d'un très grand niveau. Selon moi, les impondérables auront eu raison d'Iris (que je reviendrais dans un autre post) et non notre manque de technique par rapport aux filles ultra talentueuses de Traffic. Si un match revanche devait être joué, nul doute selon moi qu'Iris gagnerait. 


  • Je terminerais ce post avec quelques constats. 

1- J'ai seulement vu un match d'Iris où ce ne sont pas toutes les joueuses qui ont joué. Par contre, j'ai senti toutes les filles impliquées dans ce match et je lève mon chapeau aux filles et entraineurs qui se sont unis pour la victoire. Notre sport n'est pas évident (21 joueurs minimum pour 7 sur le terrain, seulement 28 points dans un match et un seul match de final) pour ceux qui ne jouent pas, mais temps et aussi longtemps que l'ultimate ne sera pas on the fly, ce sera la réalité des finales et votre jour viendra!

2- Le spirit d'Iris était clairement meilleur que celui de Traffic. Des mauvais appels, même renversés, arrêtent le jeu et nuisent à notre sport. Traffic en a trop fait pour le spectacle.

3- Les pulls d'Iris manquaient terriblement de profondeur. Traffic reprenait le disque en plein centre, sans opposition et souvent plus loin que le brick mark... à ce demander si nous ne devrions pas puller out et mettre de la pression. Traffic a largement remporté cette bataille de positionnement d'au moins 20 verges. Un poste de puller est ouvert selon moi au niveau féminin (comparable au poste de puller qui était ouvert cette année avec le Royal (Kevin Guillemette et Olivier St-Denis en ont profité)).

4- Les 2 meilleures joueuses de chaque équipe n'ont pas été arrêtés. Jessie et Catherinne Hui auront eu raison de leur adversaire tout le match, un peu à la Beau Kittredge. Bravo aux 2 joueuses.

5- Malgré que l'objectif ne soit pas atteint, oui les filles et les entraineurs vous pouvez être fier de votre match. Il n'en manquait vraiment pas gros. BRAVO.

mardi 5 novembre 2013

État des forces

Ça y est, la saison 2013-2014 de la FQU est arrivée! C'est la période de l'année où tous les espoirs sont permis pour les équipes du circuit. Avec raison, car l'avenir s'annonce prometteur.

Avec au moins 8 équipes pouvant prétendre aux grands honneurs, sans compter toutes les équipes qui voudront créer une surprise au courant de la saison, le premier arrêt à Montréal a démontré que les équipes sont sérieuses et que le calibre sera relevé. 

Voici mon évaluation de l'état des forces à la suite du Movember des 24 meilleures équipes. Ce classement n'est pas selon les résultats du Movember, mais plutôt selon ma perception de chacune des équipes. Dans un prochain article, j'expliquerai mes raisons qui me conduisent à un tel classement.

Rang
Équipes
Fiche 2013-2014
Dernier classe-ment
Commentaires
1
Turbo Fluo
7 - 0
3 (+2)
Malgré plusieurs absents, Turbo a réussi à remporter le Movember avec une superbe performance en finale, prenant notamment les devants 14-8 avant de remporter le match 15-13. Il sera intéressant de voir lors des prochains tournois si l’ajout des nouveaux joueurs viendra changer les résultats d’une équipe qui en fin de semaine, affichait une belle chimie.
2
Ninjax
6 - 1
1 (-1)
Ninjax, pour une troisième année, semble avoir de la difficulté à battre MAC (Marc-André P.), le grand lanceur de Québec qui a notamment remporté des victoires contre Ninjax avec UBD, 95 et cette année avec Turbo Fluo. Ses bris en flic neutralisent la défensive des Montréalais qui devront s’ajuster lors des prochains affrontements. Leur défensive de zone était bonne, quoiqu’elle ait démontré une faiblesse dans l’entre-zone (environ 10-12 verges du lanceur) du côté ouvert. Un beau flic détruit rapidement leur zone pour le moment.
3
Louis Luncheonnette
5 - 1
5 (+2)
Avec une seule défaite contre les gagnants du tournoi, notamment avec des erreurs couteuses en fin de match, Louis est une équipe dominante lorsqu’ils sont forcés revers. Ils ont trop de talent avec le disque et la marque n’est pas capable de limiter les bris. Lorsque forcé flick, leurs lancers marteaux peuvent être dangereux, mais ils sont plus flottants que les bris en flick, laissant ainsi plus de chance de faire une défensive.
4
Les Outs
5 - 1
2 (-4)
Malgré une défaite en demi-finale, ils se retrouvent derrière Louis Luncheonnette puisque leur jeu était moins convaincant et moins rapide qu’à la fin de l’année dernière. Leur défensive devra être plus serrée et les gars devront se trouver un moyen de gagner leur bataille du côté ouvert. Malgré tout, leurs nombreux bris sont payants et ils ont une bonne force de caractère.
5
Sugar Mommies
5 - 1
4 (-1)
Sugar a encore une fois baissé pavillon contre Ninjax, équipe qu’ils n’ont jamais battue en 3 ans. Malgré tout, les joueurs de Sugar sont encore plus rapides que par les années passées et très intenses. D’ailleurs, les nombreux plongeons sont spectaculaires, quoique parfois dangereux... Comme le dit le dicton, il faut des défaites avant de gagner une finale, et Sugar doit apprendre de leurs erreurs afin de profiter de leurs revirements (dans la demi-finale, trop souvent ils ont fait une défensive, mais ils ont immédiatement perdu le disque avec des passes dans le rideau). Ils seront encore une fois à surveiller lors du Bye Bye… une autre demi-finale les attend… reste à voir!
6
Douzes Singes Intelligents
4 - 2
8 (+2)
Malgré une fin de tournoi décevante avec la perte de plusieurs joueurs suite à des blessures, les premiers matchs de cette nouvelle équipe sont rassurants, eux qui ont gagné contre la 9e (EURC) et 10e (Commando) place lors du Movember afin de se hisser parmi le top 8. Ils ont été bons avec une défensive très agressive et leurs filles ont excellé sur le terrain avec de très belles passes, mais évidemment la chimie n’était pas parfaite et le meilleur est à venir.
7
KGB
5 - 1
11 (+4)
Sans leur performance du dimanche qui fut très surprenante (victoire contre Rebellion et défaite par un point contre Sugar), KGB n’aurait jamais été si haut dans le classement puisqu’ils ont eu le chemin le plus facile pour se rendre parmi l’élite en battant Trillium qui n’avait pas un alignement de top 8 pour ce tournoi. Cette équipe semble en mission et ils devront affronter la pression de solidifier leur positionnement pour le prochain tournoi.
8
Rébellion
4 - 2
10 (+2)
Des victoires convaincantes le samedi aux défaites décevantes le dimanche, Rébellion a prouvé sa valeur, mais leur manque de jambes à la toute fin leur aura couté la victoire. Disons qu’une revanche contre KGB prochainement serait très appréciée par les leaders de l’équipe.
9
Équipe d'ultimate récréative du Québec
4 - 2
9 (-)
La défaite contre les Singes aura fait mal à cette équipe qui cherchera encore une fois cette année à faire ses preuves dans le top 8. Dominante dans le 9 – 16, EURQ réussit à imposer son style contre les bonnes équipes et leurs lancers flick autour de la marque sont très menaçants. Toutefois, la grandeur de cette équipe devient un facteur limitant à la performance lorsque l’adversaire joue avec haute intensité et avec physique.
10
Commando
3 - 3
16 (+6)
Surprenant sur toute la ligne, Commando a été l’équipe la plus intense du tournoi (suivi de très près par Astroglide). La pression de la victoire repose sur les épaules des deux frères Martin qui sont capables de changer le momentum d’un match à eux seuls. En fait, l’équipe est très bien soudée et tout petit jeu mène à des cris d’émoi… excellent pour diminuer la concentration de l’adversaire. Misant sur plusieurs lancers funky, les lancers « blades », lorsque bien exécutés, peuvent remporter des matchs (ils sont très populaires pour marquer des points). Le seul hic se produit lorsque ce genre de lancers ne fonctionne plus, les alternatives ne sont pas suffisantes pour conduire à la victoire, expliquant des performances de top 8 ou encore 17-20 (voir premier blogue sur l’édition 2013)
11
That’s it
3 - 3
14 (+2)
Premier tournoi pour cette nouvelle équipe, les bris étaient à l’honneur lorsque Bruno-Pier avait le contrôle du disque. Il distribuait parfaitement les passes et semble avoir trouvé sa nouvelle cible pour la saison. Les autres acquisitions ont bien joué et les leaders tirent un bilan positif du Movember. Il faut par contre noter qu’ils ont eu une belle chance de faire le top 8 en affrontant KGB le samedi soir, mais le manque d’énergie, tout comme lors de leur dernier match, leur a couté la victoire.
12
Blackbeast
3 - 3
13 (+1)
Avec de très bons débuts de match, Blackbeast a été surprenant en ce début de saison avec de belles victoires serrées et une défaite par un point contre Commando. L’équipe est plus solide que par le passé et l’époque du 17-24 semble derrière eux. Afin de conserver leur classement, ils devront garder le contrôle du disque lorsqu’ils ont les devants pour éviter de redonner confiance à leur adversaire.
13
Astroglide
2 - 4
26 (+13)
Surprenant! C’est le premier mot qui me vient en tête. Cette équipe qui joue habituellement à l’extérieur (7c7) est arrivée au tournoi avec un esprit de compétition à l’extrême. Lorsqu’il marquait un point, c’est toute l’équipe qui embarquait sur le jeu pour célébrer, une attitude rarement vue à l’intérieur du circuit. Certains joueurs ont d’ailleurs pu mettre à profit leur athlétisme et ils ont eu de très bonnes performances tout au long du week-end. Seul petit bémol = la fatigue pourrait expliquer leur cuisante défaite contre Rébellion.
14
Chainsaw
3 - 3
7 (-7)
Malgré une 14e position, Chainsaw demeure une équipe imposante sur un terrain. Ce qui m’a le plus surpris, c’est de voir leurs résultats contre des équipes qui les connaissaient (Les Outs et Rébellion par exemple), puisqu’ils ont subi de grosses défaites. Peut-être que leur système de jeu est devenu prévisible, ou tout simplement des erreurs de parcours, reste à voir quels visages ils nous montreront lors du prochain tournoi à Trois-Rivières.
15
Maverick
4 - 2
21 (+6)
Cette équipe de camisoles et casquettes orange a été très « arrogante » (de façon positive, vous allez voir) lors de la fin de semaine. Leur vision du jeu est bonne, mais la qualité de leurs passes les moins… Résultat = de très bons attrapés qui semblent difficiles à exécuter, mais où le joueur offensif à l’avantage. Par la suite, votre équipe est déçue de manquer ses chances de défensive et rapidement, vous perdez votre concentration. Bref, un beau style pour une équipe qui sera capable de causer des surprises!
16
Trillium Carnage
2 - 4
6 (-10)
Avec tous les absents des dernières années et les blessures, Trillium a été la déception de la fin de semaine. Les joueurs dominants sur le terrain étaient absents et leur vitesse d’exécution leur a fait défaut contre les équipes tels que KGB ou encore BlackBeast. Un avenir incertain dépendant de la présence/absence de leurs gros joueurs.
17
Terrain #4
2 - 4
12 (-5)
Leur performance du Movember est décevante par rapport à leur équipe sur papier, mais tout n’est pas si sombre. L’équipe manquait un de ses meilleurs atouts qui est une vraie bougie d’allumage pour leur défensive. N’empêche que les défaites de la fin de semaine contre des équipes mieux rodées remettent en question la cohésion des joueurs. Leur place figure peut-être plus parmi les équipes du 9 - 16, positionnement, soit dit en passant, plus que respectable.
18
Tree Huckers
3 - 3
15 (-3)
Débordant d’énergie, ils auront finalement baissé pavillon contre des équipes ayant le même style qu’eux, soit Astroglide et Maverick. Afin de remporter les gros matchs, ils devront plus s’aider en défensive pour protéger les coins de terrains, endroit prisé par les offensives adverses.
19
Chiefs
3 - 3
19 (-)
N’ayant pas volé leur 19e place au Movember, Chiefs devra se méfier des jeunes équipes qui auront tôt ou tard le dessus sur eux. Avec des victoires seulement par un point contre Squeezy lemon et Evolve, l’expérience ne leur suffira pas lors des prochains affrontements et ils devront trouver une façon de mieux se défendre contre ces équipes rapides. Par contre, ils ont eu de beaux matchs contre les équipes plus matures tels que VTM ou encore KGB.
20
Squeezy
3 - 3
22 (+2)
Avec un style de jeu de positionnement du disque, rapide et de l’athlétisme, Squeezy a en plus rajouté une corde à son arc avec de beaux matchs serrés lors du dimanche (2 victoires et une défaite, tous par un point). Cette expérience ne s’achète pas, et ils seront prêts à faire face à la musique lors de leur prochain tournoi afin de faire tourner la situation à leur avantage.
21
VTM
2 - 4
17 (-4)
Avec une fin de semaine plus difficile que prévu, VTM a été dominant contre le style des équipes de Québec (exception EURC), remportant deux grosses victoires les mettant dans le top 20. Ils ont par contre eu de la difficulté contre les équipes montréalaises qui sont plus rapides et qui utilisent plus le côté ouvert pour marquer des points.
22
Evolve
3 - 3
N/A
Écarté du top 23 lors de ma dernière analyse, Evolve fait son entrée par la grande porte avec trois victoires lors du dimanche (25e au total) et une défaite par un maigre point contre Chiefs lors du samedi. Lors du prochain tournoi, leur objectif sera certainement de percer le top 24 et leur style rapide les aidera.
23
Quarks
2 - 4
N/A
Occupant la position la plus difficile lors du samedi (32e), Quarks a encaissé les défaites, mais a su protéger sa position contre la 33e place, « Mon équipe », lors du samedi. Le dimanche, ils ont connu de bonnes performances et cette équipe de ligue de Québec a une bonne chimie, de bons atouts et une bonne ligne directrice afin de faire partie du top 24 des prochains tournois.
24
Les Grosses
2 - 4
24 (-)
Autres équipes de Québec dans le top 24, ils ont semblé à première vue une équipe plus conventionnelle avec plus d’attaques du côté ouvert et moins de bris autour de la marque. Avec de bons matchs lors du dimanche, reste à voir s’ils seront en mesure de gagner les matchs serrés.